• Tiphaine Dechipre

L'Alsace, là où tout a commencé

Et voilà, ça y était, après des mois passés à relire mon livre, après des dizaines de navettes pour le dessin, la quatrième de couverture et la mise en page, mon premier roman allait enfin sortir ce mercredi 16 septembre 2020 !


Que faire dès lors ? Premièrement, être fière de sa création et reconnaissante envers les personnes qui lui ont permis de voir le jour, je pense notamment à mes précieux contacts aux Editions Persée. Deuxièmement, prendre conscience qu'un bon roman, si personne ne le lit, ne touchera jamais personne. Et enfin troisièmement, prendre une douche froide car écrire n'a rien de compliqué pour moi, la promotion d'un bouquin par contre, c'est loin d'être évident !


Je savais qu'il fallait que je le présente dans les librairies et ça ! Ah, ça n'était pas une mince affaire tant je ne me sens pas commerciale dans l'âme. On me disait que pourtant ce devait être simple puisque je vends quelque chose que j'aime. Que nenni ! Je suis confiante dès lors que la personne accepte de lire le livre, pas pour la partie où je dois lui mettre le livre dans les mains.


Ma première idée était de solliciter un rendez-vous par téléphone d'abord. Ce n'était pas la meilleure que j'ai eue puisqu'ils me disaient tous de passer directement. Enfin, enlevons bien sûr ceux qui me disent que ça ne sert à rien de passer car ils sont débordés et ceux qui texto, me disent "Je ne veux pas vous donner de faux espoirs". Ah ça ne risque pas, vous en avez peut-être même briser quelques uns au passage ! Mais parmi tous ces coups de fil, une réponse qui donne du baume au cœur et qui vient d'une institution à Strasbourg : la Librairie Broglie !


Rendez-vous est pris, le 15 septembre. Je stressais avant d'y aller et ressentais une certaine imposture à bientôt me présenter pour la première fois en tant qu'auteure. C'est amusant parce que cette toute première entrevue aura été la plus formatrice, et de loin. La responsable m'a posé plusieurs questions qu'aucun autre libraire m'a posées depuis. Elle a accepté de me donner ma chance et c'est ainsi que je me retrouve pour la première fois en vitrine !





D'autres ont suivi. La Librairie Kleber par exemple, une institution également qui m'a fait une place de choix quand son rival de l'autre côté de la rue, la Fnac refuse même de m'accorder cinq minutes, n'acceptant que de traiter avec les éditeurs.


Une fois Strasbourg écumé, je m'aventure où j'ai grandi, à Colmar. La Fnac y est cette fois bien plus accueillante en la personne de Nathalie et accepte de passer commande. C'est la première personne qui a évoqué la possibilité d'une séance dédicaces, mais pas avant 2021. C'est également l'occasion de repasser dans mon ancien lycée pour dire bonjour à mon CPE. Il est ravi pour moi, va me faire de la pub au lycée et organise un partenariat avec Amnesty International, autant dire que mon roman pourrait trouver sa place dans cette semaine thématique.


Je poursuis avec le Cora de Colmar et rencontre Babeth, une responsable adorable et très abordable. Je n'ai pas eu l'occasion d'y retourner mais ne doute pas qu'elle m'ait fait une place de choix également.


A l'espace culturel du Leclerc de Sélestat, je laisse un exemplaire qui a dû faire bonne impression puisque la semaine d'après, je reçois un coup de téléphone d'un responsable m'informant que sa collègue n'avait pas encore fini mon livre mais qu'elle l'avait adoré dès les premières pages. Il souhaite m'inviter pour une séance de dédicaces, la date est arrêtée.




Mais bien sûr, une fois de plus le Covid entrave mes projets. Ni cette séance dédicaces, ni le Salon du Livre de Colmar auquel je devais participer n'ont eu lieu !


Qu'à cela ne tienne, on va se passer de tous ces événements et revenir aux bases: les libraires ! C'est ainsi que je décide de partir pour un Tour de France des librairies. Et bien sûr, je vous emmène dans ma valise.






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